Une réunion de travail a rassemblé jeudi 3 mars des acteurs de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire pour parler de la mise en place de la première vague expérimentale concernant l’emploi pour tous. Après le vote de la loi adoptée le 18 février, portée par Laurent Grandguillaume, l’association ATD Quart-Monde, en lien avec la Fondation de France, lance sur 10 territoires ruraux et urbains cette expérimentation. Cela concerne entre 5000 et 10 000 habitants par territoire, qui seront choisis d’ici l’été.

Une dynamique impulsée par la Maison de l’Emploi et ENVIE

Envie, entreprise d’insertion qui propose de l’électro-ménager rénové et garanti, s’inscrit légitimement dans ce projet puisqu’elle répond à des besoins d’utilité sociale. Elle s’est positionnée pour qu’un des territoires de l’expérimentation se trouve sur le Grand Dijon « Un emploi pour tous, c’est la priorité », nous dit Jacques Nodin, président d’Envie Dijon. Elle emploie actuellement une cinquantaine de salariés, entre son atelier de Longvic et son magasin de Chenôve. Envie, comme la Maison de l’emploi, qui apporte un appui technique à la démarche, ont impulsé la dynamique du projet. Lorsqu’une commune sera sélectionnée, c’est le maire qui sera porteur du projet avec les acteurs territoriaux.

Financement

Les entreprises qui participent à cette expérimentation bénéficieront d’un financement par la collectivité. Selon Jacques Nodin, « il vaut mieux financer par la solidarité (et non par l’assurance-chômage) des postes de travail plutôt que des chômeurs. Mais on n’a pas encore réponse à tout. »

Un fonds de financement de l’expérimentation sera alimenté par les économies potentiellement réalisées du fait de la suppression du chômage de longue durée sur le territoire expérimental.

Fonctionnement

« Pôle Emploi collabore étroitement avec nous, raconte Patrick Valentin, responsable du réseau emploi-formation d’ATD Quart-monde, puisqu’il donne la liste des chômeurs de longue durée (plus d’un an sans travail au sens de la loi) aux maires. Les communes retenues prendront ensuite contact avec les demandeurs d’emploi. « Nous devons tout faire pour arrêter le chômage d’exclusion. »