Alain GUEZOU propose à l’Europe de déclarer la LUTTE CONTRE LA PAUVRETE comme une PRIORITE pour les années à venir

Alain GUEZOU propose à l’Europe de déclarer la LUTTE CONTRE LA PAUVRETE comme une PRIORITE pour les années à venir

Ce lundi 29 août 2016 après une marche de 800 Km qui l’a mené de Grenoble à Bruxelles, Alain GUEZOU a rendez-vous à la Commission Européenne à Bruxelles pour remettre à son président une lettre au nom de tous les pauvres, précaires et exclus d’Europe.

Voici cette lettre :

Bruxelles le 29 août 2016

Monsieur le Président,

Je n’ai pas l’impudence d’un Boris Vian quant il écrivit sa lettre « Monsieur le Président », ni même l’audace d’un Émile Zola quant il publia son « j’Accuse ». Mais j’ai la colère et la détermination d’un Homme, qui n’accepte pas sa pauvreté comme une fatalité et qui croit encore à l’esprit européen que Jean Monnet prônait et que Jules Destrée avait souhaité en son temps.

Aujourd’hui, et personne ne peut dire le contraire, on assiste à une augmentation des inégalités et de la pauvreté qui ébranlent le modèle social européen et dont la seule solution, à cette crise, réside dans la coopération européenne et non par des ajustements à la baisse, principalement composés de coupes salariales et d’emplois médiocres mais toujours au détriment de la justice sociale.

C’est la raison pour laquelle j’ai entamé une marche de 800 kms pour vous apporter ce courrier en main propre. Ainsi, je veux vous démontrer par le nombre de pas effectués – j’ai arrêté de compter après 1 millions – et la souffrance endurée que désormais vous ne pouvez plus Nous exclure du processus de réflexion et de construction d’un Contrat Social Européen.  Nous, qui sommes les premiers intéressés, les Invisibles, les sans dents, les cancers de la société comme certains, en France, nous ont dénommés.

Les grandes associations caritatives qui utilisent notre misère comme fonds de commerce, ne sont plus les seules productrices de connaissances permettant d’élaborer des solutions à notre situation de précarité sociale. Elles ne sont plus, non plus, les seuls réservoirs de réflexions et d’idées pour trouver des réponses où les termes Humanisme et Respect continuent d’être privilégiés au détriment de investissements et ratios financiers.

Accepter l’injustice sociale, c’est préparer à la guerre, alors, Monsieur le Président, je vous demande un geste officiel et fort pour déclarer la lutte contre la pauvreté comme une priorité pour les années à venir en refusant la lâcheté des dirigeants nationaux qui en mettant derrière le même sigle, toutes les pauvretés du monde, font la preuve de leur ignorance totale de la situation car ils se sont débarrassés du « problème » sur ces même associations citées plus haut.

Donnez-nous la parole, rendez-nous la parole et vous entendrez combien les citoyens européens culturellement et économiquement défavorisés exerceront leur citoyenneté européenne .

« Ce qui se fait sans nous, se fait contre nous » aimait répéter Monsieur Nelson Mandela, prouvez-nous que les dirigeants européens en qui nous avons encore confiance, ont saisi l’importance et la nécessité du Message.

Alors j’espère que vous saisirez l’importance et la nécessité de mon message, à savoir que je ne veux pas être opposé à d’autres citoyens mais que je veux faire avec eux. C’est la raison de ma marche, de ma démarche.

En attendant le plaisir de vous rencontrer, je dépose entre vos mains, Monsieur le Président, ces mots qui sont autant de grains d’espoir dans une Europe où l’Homme sera toujours privilégié aux notions de profits, d’intérêts particuliers.

Merci.

Alain GUEZOU